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Fondatrice

Varvara Alfred — Fondatrice de Sina & Prestige

Une interview écrite en 10 questions, construite à partir de l’entretien préparatoire fourni dans le Pack Source. La vidéo Parcours / Vision / Impact est présentée séparément et n’est jamais présentée comme une interview vidéo.

« Faire grandir les compétences pour permettre aux talents de briller. »
Interview écrite

10 questions à Varvara Alfred

Question 10

questions à Varvara Alfred

Fondatrice de Sina & Prestige

Formation • Compétences • IA • Employabilité • Recrutement • Entrepreneuriat

Objectif du document

Support de préparation aux interviews, podcasts, prises de parole et rencontres médias. Les réponses ci-dessous ont été construites à partir des réponses formulées par Varvara Alfred pendant l'entretien préparatoire. Elles peuvent être apprises dans leurs idées fortes plutôt que récitées mot à mot.

Question 01

Pourquoi avez-vous créé Sina & Prestige ?

« C’est ma manière de prendre ma part de responsabilité face aux transformations que nous vivons. »

Sina & Prestige est le résultat de nombreuses expériences professionnelles et, quelque part, d’un cheminement personnel.

J’ai évolué pendant plusieurs années dans le recrutement, notamment dans l’univers des ESN, mais également au sein d’environnements institutionnels et auprès de grands comptes. J’ai ensuite eu l’opportunité d’approfondir mon expertise dans le domaine de la formation, notamment en intervenant en Business School sur des problématiques liées aux ressources humaines, à la stratégie, au management et plus largement aux transformations des organisations et des compétences.

J’avais également travaillé pendant plusieurs années sur des dispositifs de formation et d’accès à l’emploi, notamment les POEI avec France Travail. Toutes ces expériences m’ont progressivement conduite au même constat : derrière les problématiques de recrutement, d’emploi, de transformation des organisations ou de performance, il y a toujours, à un moment donné, la question des compétences.

Et cette question devient aujourd’hui encore plus stratégique. Les métiers évoluent, les outils évoluent, l’intelligence artificielle transforme les pratiques professionnelles. Il faut être capable d’accompagner ces transformations plutôt que de les subir.

Cela concerne les salariés, les demandeurs d’emploi, les étudiants, les managers, les dirigeants, mais aussi les organisations elles-mêmes.

C’est aussi pour cela que je considère que la GEPP, par exemple, ne peut plus être abordée uniquement comme une obligation ou un sujet juridique. La gestion des compétences est devenue un enjeu stratégique et central pour les organisations.

Avec Sina & Prestige, je veux précisément agir à cet endroit : accompagner les individus dans le développement de leurs compétences, mais aussi aider les structures à anticiper leurs besoins, à faire évoluer leurs pratiques et à valoriser leurs talents.

C’est ma manière de prendre ma part de responsabilité face aux transformations que nous vivons.

Question 02

Qu’avez-vous voulu faire différemment avec Sina & Prestige ?

« Notre catalogue présente notre expertise, mais il ne doit pas dicter le besoin. »

Je n’ai pas voulu faire ce que beaucoup font : partir d’une offre déjà construite et essayer ensuite de la faire correspondre à un besoin.

Avec Sina & Prestige, nous sommes partis d’un constat, d’un diagnostic, avant de chercher à apporter des réponses.

Il n’existe évidemment pas une seule bonne manière de faire de la formation. Mais je suis convaincue qu’aujourd’hui, partir uniquement d’un catalogue n’est plus suffisant.

Les entreprises évoluent, les métiers se transforment, les publics n’ont pas tous les mêmes besoins et les compétences attendues changent rapidement. Nous devons donc être davantage dans une logique d’écoute, d’ouverture et d’adaptation que dans une logique de propositions strictement prédéfinies.

Notre catalogue est là pour présenter notre expertise et les solutions que nous sommes capables de proposer. Mais il ne doit pas dicter le besoin. C’est le diagnostic qui doit orienter la réponse.

C’est pour cela que je pense qu’il faut désormais envisager différemment la formation et le développement des compétences.

L’intelligence artificielle en est un très bon exemple. Si nous proposons aujourd’hui plusieurs formations liées à l’IA, ce n’est pas simplement parce qu’il s’agit d’un sujet actuel ou d’une tendance. C’est parce qu’une transformation est déjà en cours.

Le rôle d’un organisme de formation aujourd’hui n’est donc plus seulement de transmettre un programme. Il doit être capable d’observer les transformations, d’écouter les besoins et de construire les réponses qui permettront aux compétences d’évoluer avec elles.

Question 03

Pourquoi l’intelligence artificielle occupe-t-elle une place aussi importante dans votre offre ?

« L’intelligence artificielle n’est pas un effet de mode. »

L’intelligence artificielle n’est pas un effet de mode.

Elle est désormais entrée dans nos foyers, dans nos usages quotidiens et, pour certains, profondément dans nos pratiques professionnelles. La question n’est donc plus de savoir si cette transformation aura lieu : elle est déjà en cours.

Dans ce contexte, il devient primordial de donner à nos publics les moyens de comprendre l’IA, de se l’approprier et surtout de savoir l’utiliser de manière pertinente dans leur environnement professionnel.

Prenons l’exemple des entreprises : comment rester compétitif lorsque d’autres structures ont déjà plusieurs longueurs d’avance dans l’utilisation de l’intelligence artificielle ? Elle peut aujourd’hui permettre d’optimiser certaines pratiques, d’améliorer la productivité, d’accélérer l’analyse ou encore de faire évoluer les méthodes de travail.

Pour certaines entreprises, cette capacité d’adaptation peut devenir un véritable enjeu de compétitivité, voire de pérennité. Mais la même question se pose pour les salariés : comment continuer à faire évoluer ses compétences et ses pratiques lorsque les outils et les attentes autour de son métier se transforment ?

Il ne s’agit pas de dire que l’IA doit tout remplacer ou qu’elle constitue la réponse à toutes les problématiques. Il s’agit de donner les armes nécessaires pour comprendre cette transformation et apprendre à travailler avec ces nouveaux outils plutôt que de la subir.

En tant qu’acteur de la formation et du développement des compétences, nous ne pouvons pas nous soustraire à une transformation aussi réelle et aussi visible. Je considère même qu’il est de notre responsabilité d’apporter des réponses concrètes à cette évolution technologique.

C’est pour cela que parler simplement d’un « effet de mode » me semble aujourd’hui inadéquat. Nous sommes face à une transformation des usages, des compétences et progressivement du travail lui-même.

Question 04

L’IA est-elle une menace pour l’humain ?

« Plus l’outil devient puissant, plus son utilisation doit être éclairée et responsable. »

Je ne vois pas l’intelligence artificielle comme une menace pour l’humain. Je la vois avant tout comme un outil — certes révolutionnaire — mais un outil.

L’IA peut améliorer certaines pratiques, accélérer des processus, faciliter l’analyse, accompagner la progression ou nous permettre de gagner du temps. Mais elle ne remplace pas ce qui fait la singularité de l’humain : sa capacité de jugement, son expérience, sa sensibilité, sa responsabilité et sa capacité à donner une direction.

Sans objectif, sans consigne, sans contrôle et sans intervention humaine, l’outil n’a pas de finalité propre dans l’usage professionnel que nous en faisons. C’est précisément pour cette raison que l’enjeu, selon moi, n’est pas d’avoir peur de l’IA, mais d’apprendre à la maîtriser.

Et maîtriser l’intelligence artificielle ne signifie pas uniquement savoir rédiger un prompt ou utiliser un outil. Cela suppose aussi de comprendre ses limites, les risques qu’elle peut générer et le cadre dans lequel elle doit être utilisée.

C’est notamment pour cela que nous intégrons également dans notre approche des questions liées à la confidentialité, aux données, aux biais, à la responsabilité, à la sécurité et aux enjeux juridiques.

Plus l’outil devient puissant, plus son utilisation doit être éclairée et responsable. L’IA doit rester au service de l’humain et de ses objectifs.

Question 05

Pourquoi réunir formation, recrutement, employabilité et accompagnement des organisations ?

« Tout est lié : c’est le cercle vertueux de la richesse de nos ressources humaines. »

Pour moi, tous ces sujets sont directement liés par une même notion : la compétence.

Comment parler de recrutement sans s’interroger sur les compétences dont une organisation dispose et celles dont elle aura besoin demain ? Comment parler d’employabilité sans parler du développement et de l’évolution des compétences ? Et comment accompagner réellement une entreprise sur ses problématiques RH ou de recrutement sans commencer par comprendre les compétences disponibles, celles qui doivent évoluer et celles qu’il reste à acquérir ?

Tout est lié.

La formation permet de développer les compétences. Le recrutement permet d’aller chercher celles dont l’organisation a besoin. L’employabilité permet à chacun de faire évoluer et de valoriser les siennes. Et l’accompagnement RH permet à l’entreprise de comprendre comment mobiliser cette richesse dans la durée.

C’est ce que j’appelle le cercle vertueux de la richesse de nos ressources humaines.

Je ne voulais donc pas construire Sina & Prestige comme un organisme qui intervient uniquement à un moment donné, délivre une formation puis disparaît. Je souhaite que nous soyons capables de regarder l’ensemble de la chaîne des compétences : les identifier, les développer, les valoriser, les recruter lorsqu’elles manquent et accompagner leur évolution.

Question 06

Qu’est-ce qu’une formation réussie ?

« Une formation, c’est l’avant, le pendant et l’après. »

Pour moi, une formation, c’est l’avant, le pendant et l’après.

On ne « donne » pas des compétences comme avec une baguette magique. On ne transmet pas non plus de la théorie de manière brute en pensant que cela suffira à transformer les pratiques.

Une formation réussie repose d’abord sur une pédagogie adaptée : au public, à la dynamique du groupe, aux niveaux, aux expériences et aux objectifs de chacun.

Elle consiste aussi à créer les conditions qui permettent aux participants de comprendre, expérimenter, prendre du recul et surtout se projeter dans la mise en pratique.

Aujourd’hui, la théorie est largement accessible. On peut trouver énormément d’informations en ligne. La vraie valeur de la formation, selon moi, réside dans la capacité à transformer cette connaissance en usages professionnels concrets.

Prenons un exemple simple : on peut exercer le métier de comptable depuis dix ans et continuer à travailler exactement de la même manière sans savoir qu’il existe désormais des outils, des procédures, des méthodes ou des pratiques qui permettraient de gagner du temps, de sécuriser certaines tâches ou d’améliorer son quotidien professionnel. Et cela vaut pour tous les métiers.

Une bonne formation permet justement cette prise de recul sur ses pratiques : comprendre ce que l’on fait déjà, découvrir ce qui pourrait être amélioré et repartir avec des solutions que l’on se sent capable d’utiliser.

Pour moi, le meilleur indicateur est très simple : lorsqu’un participant sort d’une formation avec l’envie d’appliquer dès le lendemain ce qu’il vient d’apprendre, alors nous avons réellement créé de la valeur.

Et il y a aussi quelque chose de plus humain : il faut sortir d’une formation avec le sentiment d’avoir appris, progressé, passé un moment utile et de ne pas avoir perdu son temps.

Question 07

Quelle place pour les entreprises, les institutions et les acteurs de l’emploi ?

« Chacun a son rôle, mais le rôle de chacun dépend aussi de celui des autres. »

Chacun a son rôle, mais le rôle de chacun dépend aussi de celui des autres.

Sina & Prestige n’a pas vocation à se substituer à France Travail, aux Missions Locales, aux acteurs de l’insertion, aux entreprises ou aux autres structures qui accompagnent les publics.

Nous pouvons en revanche être partenaire, relais ou co-acteur, selon les projets, les besoins et les publics concernés. C’est précisément pour cette raison que je considère qu’il est essentiel de travailler avec l’ensemble de cet écosystème.

Une entreprise connaît ses enjeux, ses métiers et les compétences dont elle a besoin. Les acteurs de l’emploi et de l’insertion connaissent leurs territoires et les réalités des publics qu’ils accompagnent. Les organismes de formation ont, quant à eux, la responsabilité de construire des réponses pédagogiques permettant de développer et de faire évoluer les compétences.

Lorsque ces acteurs travaillent séparément, nous risquons de créer des réponses qui ne se rencontrent jamais. Lorsqu’ils travaillent ensemble, nous pouvons construire des passerelles.

Et finalement, même si nos missions sont différentes, nos finalités se rejoignent : créer de la valeur par les compétences, favoriser l’employabilité des individus et permettre aux organisations de rester performantes et compétitives face aux transformations qu’elles rencontrent.

C’est cette logique de complémentarité que je souhaite développer avec Sina & Prestige : ne pas prétendre tout faire, mais savoir travailler avec ceux qui détiennent les autres parties de la réponse.

Question 08

Pourquoi cette volonté de développement territorial et international ?

« Pourquoi se limiter ? »

Pourquoi se limiter ?

Si nos expertises et nos formations peuvent répondre à un besoin, je ne vois pas pourquoi nous devrions nous imposer une frontière géographique.

Notre volonté est de pouvoir intervenir partout où nos compétences peuvent être utiles, que ce soit en Île-de-France, dans d’autres territoires en France ou, progressivement, à l’international.

Les réalités économiques, les bassins d’emploi et les problématiques de compétences peuvent être différents d’un territoire à l’autre. C’est justement ce qui rend cette ouverture intéressante : nous devons être capables d’écouter les réalités locales et d’adapter nos réponses plutôt que de reproduire partout exactement le même modèle.

Le distanciel nous permet également de réduire certaines barrières géographiques, mais je reste attachée à la possibilité d’aller sur les territoires, de rencontrer les acteurs et de comprendre leurs besoins.

Notre ambition est finalement assez simple : aller là où il existe un besoin auquel Sina & Prestige peut apporter une réponse pertinente.

Question 09

Quelle dirigeante souhaitez-vous être à mesure que Sina & Prestige grandit ?

« Entreprendre au service des autres, sans prétention aucune. »

Je veux avant tout conserver le côté humain et la proximité.

À mesure que Sina & Prestige se développe, je ne veux pas oublier ce qui constitue son essence. Derrière une formation, un recrutement, un partenariat ou un projet, il y a toujours des personnes, des parcours et parfois des situations professionnelles qui peuvent être déterminantes dans une vie.

Je suis avant tout une professionnelle qui a à cœur d’entreprendre au service des autres, sans prétention aucune.

Je veux évidemment développer Sina & Prestige, construire une entreprise solide, créer de nouvelles opportunités et lui permettre de prendre progressivement sa place. Mais je ne souhaite pas que cette croissance nous fasse perdre cette proximité et cette capacité à comprendre les réalités des personnes que nous accompagnons.

Parce qu’il faut aussi être lucide : le monde du travail est parfois sans pitié. Les métiers évoluent, les exigences augmentent, certaines compétences deviennent rapidement indispensables et tout le monde n’a pas nécessairement les mêmes armes pour faire face à ces transformations.

J’ose donc espérer qu’à travers Sina & Prestige, beaucoup pourront repartir mieux armés, avec des compétences supplémentaires, une meilleure compréhension de leur environnement professionnel et davantage de capacité à faire face aux réalités du marché.

Si nous parvenons à grandir tout en conservant cette dimension humaine, cette proximité et cette volonté d’être réellement utiles, alors nous aurons préservé l’essentiel.

Question 10

Dans cinq ans, qu’aimeriez-vous que l’on dise de Sina & Prestige ?

« Faire grandir les compétences pour permettre aux talents de briller. »

J’aimerais que lorsque l’on entend Sina & Prestige, on pense à une structure qui a permis à des personnes, à des professionnels et à des organisations de faire émerger et de faire briller ce qu’ils avaient de meilleur.

Le nom lui-même porte cette ambition.

Il y a Sina, qui fait notamment écho, dans la symbolique que je souhaite lui donner, au mont Sinaï, à cette idée d’élévation, de cheminement et de progression. Et il y a Prestige, non pas au sens de paraître ou de luxe, mais au sens de la valeur que l’on reconnaît à quelque chose, de l’honneur et de la fierté que l’on peut retirer de ce que l’on construit.

C’est finalement ce que j’aimerais que Sina & Prestige représente : l’honneur et le privilège de contribuer à faire briller les compétences, les talents et les projets des autres.

Dans cinq ans, bien sûr, j’espère que Sina & Prestige aura grandi, que nous interviendrons sur davantage de territoires, que nous accompagnerons davantage d’entreprises et de personnes et que nous aurons développé de nouveaux projets.

Mais au-delà de la taille de l’entreprise, ce qui m’importe, c’est la trace que nous laisserons.

Si une personne peut se dire : « cette formation m’a permis d’évoluer », si une entreprise peut se dire : « ils nous ont permis de mieux anticiper nos besoins », ou si un professionnel a pu retrouver de la confiance dans ses compétences et avancer, alors Sina & Prestige aura rempli une partie de sa mission.

Parce qu’au fond, notre ambition pourrait presque se résumer ainsi : faire grandir les compétences pour permettre aux talents de briller.

1. Sina & Prestige est né d’un parcours croisant recrutement, grands environnements, formation et dispositifs d’accès à l’emploi.

2. Le diagnostic doit orienter la réponse ; le catalogue présente l’expertise mais ne dicte pas le besoin.

3. L’IA n’est pas un effet de mode : elle transforme déjà les usages, les compétences et le travail.

4. L’IA est un outil puissant qui doit rester au service de l’humain, dans un cadre maîtrisé et responsable.

5. Formation, recrutement, employabilité et RH sont reliés par une même notion : la compétence.

6. Une formation réussie, c’est l’avant, le pendant et l’après, avec une mise en pratique dès le retour au travail.

7. Sina & Prestige agit en complémentarité avec les entreprises, institutions et acteurs de l’emploi et de l’insertion.

8. Sina & Prestige souhaite intervenir partout où son expertise peut répondre à un besoin pertinent.

9. La croissance ne doit jamais faire perdre l’humain, la proximité et l’utilité.

10. L’ambition : faire grandir les compétences pour permettre aux talents de briller.

Ne pas apprendre les réponses mot à mot. Mémoriser l’idée centrale, la phrase forte et un exemple. L’objectif est de conserver une parole naturelle, précise et adaptable selon le journaliste, le podcast ou le contexte.